Panoramissimo

Le monde vu du tapis volant d’Aladdin 

Cette page vous est destinée, à vous qui aimez vous rappeler les endroits déjà visités,
mais aussi à vous qui préparez votre prochaine escapade.
La technologie 3D permet de nous rendre virtuellement sur nos lieux de prédilection.
Des vues imprenables prises par des drones, qui pourraient même contenter Aladdin survolant ces contrées lointaines.
Voici quelques endroits emblématiques à explorer,
cette fois exceptionnellement sans guide et sans contrainte de l’heure de retour.

Bon vent à vous !

Le château fort de Spis (Slovaquie) renaît de ses cendres

Lors de longs siècles la population vivant sur le territoire de l’actuelle Slovaquie subit de sanglants raids des hordes tatares, plus tard turques. De nombreux forteresses et châteaux forts construits dans des endroits difficilement accessibles servaient de refuges. Avec le temps, nombre de ces imposantes constructions perdaient leur fonction et étaient réduites à l’état de décombres – comme c’était le cas de l’immense château fort de Spis. Il y a encore quelques décennies, ses vestiges ne représentaient que les plus importantes ruines d’Europe. Heureusement, à partir des années 1980, de substantiels travaux de reconstruction furent entrepris dans le but de lui redonner sa splendeur médiévale. Incrusté dans la majestueuse nature de la région de Spis (Slovaquie orientale), ce site UNESCO commence à attirer les visiteurs du monde entier.

Petrodvoretz, le fabuleux Versailles russe  (Russie)

En prenant l’hydroglisseur Raketa, depuis le débarcadère situé sur la Neva vis-à-vis du bâtiment principal de l’Hermitage, 30 minutes seulement vous séparent de Petrodvoretz. Après avoir navigué sur les eaux du golfe de Finlande, vous entrez dans l’immense parc du fabuleux Versailles russe. Jeux d’eau, fontaines les plus grandes du monde, sculptures, manoirs et palais y sont harmonieusement rassemblés.
Rassurez-vous, en cliquant sur le lien vous ne risquez pas d’être arrosé par les nombreuses ″fontaines surprises″, comme le veut la tradition perpétuée depuis le premier maître du lieu, le tsar Pierre le Grand.

Budapest by day, Budapest by night (Hongrie)

Le saviez-vous ? La hauteur des bâtiments du centre de la capitale hongroise ne peut pas dépasser 96 mètres. Ce chiffre correspond à l’année de l’arrivée des tribus magyares dans la région. Elles s’y sont installées en 896.
Vous comprenez maintenant pourquoi les bâtiments les plus emblématiques de la ville, la basilique Saint-Etienne et le Parlement hongrois, atteignent cette même hauteur : égalité entre puissances mondaine et spirituelle oblige.

La ville millénaire de Prague (République tchèque)

Cette ville aux cent clochers sera pour toujours liée à celui qui est considéré comme son plus brillant constructeur :
le roi Charles IV (1316-1378).
Enfant prodige, il n’a pas tardé à accomplir ses visions : à 7 ans marié, à 13 ans diplômé de la Sorbonne,
à 15 ans gouverneur de 15 villes italiennes, à 16 ans ami du poète Pétrarque, cet érudit roi polyglotte a réussi à fonder la première université au nord des Alpes quand il n’avait que 32 ans.
Fervent catholique, adepte de numérologie, Charles IV a donné l’ordre de fixer le début de la construction du pont portant aujourd’hui son nom, comme l’université, précisément au 9 juillet 1357 à 5h31.
Même un mathématicien peu doué comprendra la formule : 1-3-5-7-9-7-5-3-1 (année, jour, mois, heure).
Voilà la formule à souffler aux oreilles des architectes des ponts en béton…

Le féerique château de Bojnice (Slovaquie)

Vive les légendes, voici celle liée à ce superbe endroit.
Pour séduire la ravissante comtesse de Jeanville, l’archidoué comte Jan Palffy a décidé de reconstruire son ancien château et de lui donner un aspect beaucoup plus romantique, correspondant à l’air du temps et exprimant mieux la profondeur de ses sentiments.
Déjà à son époque, à la fin du 19e siècle, les travaux prévus n’arrivaient pas à être achevés dans les délais. Les conséquences en furent désastreuses. Le père de ladite comtesse comprenait que la beauté physique est périssable et qu’il faut agir à temps. Il obligea sa fille à épouser un autre candidat, certes moins brillant, mais moins tête en l’air et surtout moins éloigné de sa France natale.
Le pauvre comte Jan Palffy a gardé sa bien-aimée dans son cœur jusqu’à la fin de ses jours. Restant célibataire, il s’est entièrement consacré à embellir le château dédié à sa comtesse. Fin connaisseur de l’art, il a réussi à créer un charmant endroit plein de raffinement, vous diriez un vrai château de conte de fées.
Pour compenser cette tristissime histoire d’un amour non accompli, ajoutons-y une autre, plus heureuse. Cent ans plus tard, une autre ravissante jeune dame originaire de Bojnice est séduite par un prince de la raquette de tennis. Heureusement, elle avait déjà tous les droits pour décider elle-même à qui accorder sa main. Cette fois-ci, c’est l’amour qui a gagné et le couple Roger et Mirka a pu envisager sans contrainte leur vie… de château.

Monastère de Rila (Bulgarie)

Malgré d’interminables siècles de domination ottomane, les Bulgares ont réussi à préserver leur foi orthodoxe.
Loin des habitations, perchés sur des rochers inaccessibles, de nombreux monastères entretenaient et cultivaient la spiritualité et l’identité bulgares.
Le monastère de Rila en est un exemple représentatif.
Aujourd’hui, pour y parvenir, il n’est plus nécessaire de suivre les sentiers sinueux des montagnes portant le même nom que le monastère.
Nous pouvons y accéder facilement en car par une voie nationale le reliant en 1h30 de route à la capitale.

Entrez, vous y êtes attendus…

Kremlin de Moscou (Russie)

Détrompez-vous, il n’y a pas qu’un seul Kremlin en Russie.
En ancien russe ce mot signifiait un endroit fortifié donc ″une forteresse″. Chaque ville historique devait en posséder une. Par conséquent vous trouverez des kremlins aussi bien à Novgorod qu’à Pskov, à Iaroslavl ou à Kazan…
Sans contestation, le plus célèbre Kremlin se trouve à Moscou. Le carillon de sa tour Spasskaya donne le ton à toute la Russie et les aiguilles de son horloge dictent le passage vers le Nouvel-An. Pourtant, ce ne sont pas les Russes qui ont dessiné ses murs en briques rouges : déjà trois siècles avant de construire les palais de Saint-Pétersbourg,
des architectes italiens tels Pietro Solari, Anton Friazine ou Marco Ruffo avaient pris goût à œuvrer pour les tsars.

Jurmala, le Saint-Tropez letton

Le nom propre de Jurmala est composé de deux parties : ″jura″, soit la mer en ancien letton, et ″mala″ qui signifie bord. Ce ″bord de mer″ doté de 36 km de plages sablonneuses, d’odorantes pinèdes et de pittoresque villages de pêcheurs attire depuis le début du 19e siècle des citadins en quête de repos.
La plus importante station balnéaire de Lettonie est réputée pour la quantité et la qualité de ses maisons en bois datant du 19e et de la première moitié du 20e siècle. La station compte officiellement 414 bâtiments historiques protégés.
A ceux-ci s’ajoutent plus de 4000 autres originales constructions en bois.